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Meurtres par nécessité. Suite n°427/3/2008
et de garder le lien quoiqu'il arrive.... suite n°4. Quatrieme épisode
Lors du petit déjeuner, ce matin là, "dimanche prochain nous avons du monde, ton grand père les a invités" lui annonça sa grand mère. Cécile sût immédiatement qu'il s'agissait, de ses futurs beaux parents et de René. Ce dimanche vint trop vite. Ils arrivèrent, René regarda Cécile timidement, lui serra la main, Augustine la dévisagea, léon l'ignora. Au cours du repas, l'argent fût roi, en fait, il ne s'agissait que de celà, l'argent. Justin et les futurs beaux parents n'adressèrent pas la parole aux principaux concernés, pourtant, il s'agissait bien de leur avenir à René et Cécile, quel importance avait il à leurs yeux ? aucune, leur intérêt avant tout. Il fût convenu que les nouveaux mariés logeraient dans une chambre plus salle d'eau, seulement séparée par un couloir de celle des parents de René. Ils prendraient leurs repas en commun. René ouvrit trés peu la bouche sinon pour demander du pain, Cécile se demanda si René réalisait ce qui se tramait, il semblait absent, ailleurs, peut-être dans un rêve. A la fin du repas, Cécile décida de quitter la table pour rejoindre le jardin, à peine debout, Justin sur un ton de commandement lui ordonna de rester à sa place; Cécile baissa la tête, une envie sourde de se révolter, de crier son indignation, de les insulter, hélas, elle restait muette, lamentablement recroquevillée sur sa chaise. Tout le monde quitta la maison, enfin Cécile se retrouva seule avec sa grand mère, elles firent la vaisselle. Toutes les deux crièrent leur révolte, traitèrent Justin et les autres de bourreaux. Hélas, l'action, les actes ne suivirent pas, écrasés par le poids de leurs tortionnaires, submergés par leur faiblesse de caractère. René lui, un prisonnier de ses parents, un faible comme elle mais un brave garçon, ensemble elles clamèrent " que pouvons nous faire!!!, rien".
Un jour, sa grand mère appela Cécile "le téléphone pour toi", une bonne surprise, c'était sa tante Marie "pourrions-nous nous rencontrer" lui dit-elle, ils étaient de passage au chateau, c'est avec plaisir qu'elle acceptait. Son oncle et sa tante vinrent la chercher et ils passèrent la journée ensemble, elle fût magnifique. Cécile se confiait, leur racontait la raison de sa fugue, le mariage arrangé par son grand père et sa mère. Cependant, elle ne pût parler du mort de Paris, ni de l'avortement, elle ne se libéra jamais de ses lourds secrets, Cécile les garda jusqu'à sa mort. Cécile était mineure, sa tante et son oncle ne pouvaient intervenir mais lors de ses vingt et un ans, le divorce serait possible. Plus de 3 ans à attendre, tiendrait-elle ?. Marie lui raconta dans quelles circonstances elle était venue au monde, le viol de Mathilde, le mariage obligé avec Charles. Cécile comprit la raison de l'attitude de Charles mais pas celui de sa mère, c'était au dessus de ses forces, non, elle ne lui pardonnerait jamais. Marie lui dit avec douceur, "pour nous, tu seras toujours notre Cécile, rien de change, je te le répète tiens le coup jusqu'à tes vingt et un ans, là, nous ferons tout ce qui sera possible pour que tu oublies cette jeunesse gâchée". Ils n'assisteraient pas à son mariage "nous ne pouvons ton oncle et moi cautionner cet acte barbare, nous serons avec toi de tout coeur",ces paroles réconfortèrent Cécile.
Il y eut de magnifiques journées d'automne qui s'écoulèrent en compagnie de sa grand mère. Malheureusement le jour funeste, qui aurait dû, dans d'autres circonstances être une joie arriva. Sa grand mère l'aida à s'habiller elle ne voulait pas assister à cette mascarade, Cécile insista afin de ne pas être seule parmi des personnes étrangères, " je me tiendrai le plus près de toi" lui dit sa grand mère. Mathilde et Charles, arrivés de la veille, étaient déjà au Paradis pour les préparatifs de dernière minute. Bien sûr, le Duc et la Duchesse trouvèrent un prétexte pour ne pas assister à cette cérémonie, ils avaient été invités même si tout le savait qu'ils n'avaient aucun lien de parenté avec Cécile. Justin prit le volant et Cécile partit pour son sacrifice. A son arrivée sur le lieu du supplice, une chose inimaginable se passa en elle, Cécile se trouvait dans un monde irréel, dans la cour remplie de gens qu'elle ne connaissait pas, elle n'entendit q'un brouhaha, on la présenta, on la traina d'un côté et de l'autre, elle flottait. Elle sentit qu'on lui prenait la main, quelqu'un lui mettait les menottes, devant elle un grand policier , une espèce d'écharpe lui barrait la poitrine, lui posait des questions auxquelles elle ne répondait pas. Derrère elle, une foule voulait la lyncher, une voix accusatrice lui demandait , "dites que vous l'avez tué ?", la tête baissée elle s 'entendit dire "oui" . On la bouscula, on la tira dans tous les sens, mais où l'emmenait on ? il lui sembla que ses pieds ne touchaient terre. Un temps qui lui parût interminable et elle se trouvait devant un petit monsieur vêtu d'une grande robe, d'un drôle de châpeau, une écharpe lui descendait presque aux genoux. Il la regardait de ses yeux perçants, lui aussi, lui posait une multitude de questions, toujours la foule dans son dos criait, il faut qu'elle dise oui... d'un ton nécessitant une réponse, il lui posa la question , "vous êtes coupable", malgré elle, répondit "oui" . Cécile, toujours dans un monde irréel se trouva dans une voiture, elle semblait rouler des kilomètres et des kilomètres. De nouveau la foule dont elle entendait quelques conversations "elle fera l'affaire, elle se fera aux travaux difficiles, dommage elle sera enfermée, elle est jolie, il est trop laid pour elle" , toutes ces paroles se bousculaient dans sa tête. On la mit sur une chaise, toujours entourée de drôles de personnages, une assiette pleine de victuailles, on la força à manger, Cécile se sentit partir dans un endroit de douceur puis plus rien. Cécile s'éveilla, on lui tapotait les joues, allongée sur un canapé elle ouvrit les yeux, à son chevet sa grand mère et René. Elle sortit de sa torpeur, la réalité lui revint au galop, elle était mariée, presque heureuse de ne l'avoir vécu réellement. Dans son esprit, elle n'était liée, ni par la mairie, ni par l'église, elle ne le serait jamais. Officiellement son nom plutôt celui de René était RENAUDIE, celui qu'elle porte aujourd'hui. Cécile ne considéra jamais Léon et Augustine comme ses beaux parents, pas plus que René ne fût son mari. René lui demanda de rejoindre les invités dans la salle à manger, la grand mère de Cécile le fusilla du regard, "vous ne voyez pas, elle est malade, pas question qu'elle vous rejoigne", il rougit et quitta la pièce penaud. La porte s'ouvrit brutalement, celle que Cécile considérait comme une ennemie, Augustine, entra " vous n'allez pas rester au lit le jour de votre mariage ?", cria -t-elle. D'un ton autoritaire, la grand mère de Cécile la somma d'un ton dur, de laisser sa petite fille en paix, Augustine repartit furibonde. Cécile fût surprise de l'autorité de sa grand mère, c'était bien la première fois, malheureusement se fût la dernière. Des personnes entrèrent dans la pièce, la prirent, la montèrent à l'étage dans la chambre réservée au drôle de marié. Elle ne sût ce qui se passa dans la salle à manger, elle ne s'en préoccupa pas. Sa grande mère la cajola, la consola, "le divorce viendra lorsque tu auras tes vingt et un ans, ton oncle et ta tante ne te laisseront pas dans ces conditions, ils me l'ont promis", lui disait elle. La grand mère quitta tard dans la nuit sa petite fille.
Vers les une heure du matin, la porte s'ouvrit doucement sans bruit, René entra sur la pointe des pieds, Cécile fit semblant de dormir, prête à bondir. Il se déshabilla dans le noir, se mit en pyjama, se glissa dans le lit heureusement trés large contrairement à ce qui se faisait à l'époque, il ne la toucha pas. Cécile entendit sa respiration régulière il dormait. Cécile mit longtemps à trouver le sommeil, comment allait-elle vivre ce nouvel épisode, Augustinela détestait, pourquoi les avait-on mariés ?, pour caser René, surtout pour débarrasser Mathilde et Charles du poids et du déshonneur que Cécile représentait à leurs yeux. cécile s'endormit enfin en pensant à ses vingt et un ans. Le lendemain matin vers huit heures, Cécile s 'éveillait, René n'était plus là. C'était dimanche, elle fit sa toilette, s'habilla, ouvrit la fenêtre, jeta un regard absent sur la campagne aux couleurs automnales, descendit dans la cuisine. Son bourreau était là, Augustine la regarda méchamment et lui lança, "vous en avez fait de belles hier, nous avons eu honte de votre comportement, prenez votre café, du lait si vous voulez, demain matin, réveil à cinq heures et demie , vous n'allez pas rester trainer au lit tous les matins, je vous organiserai votre travail, aujourd'hui faites ce qui vous plaira". Tous les membres de Cécile tremblaient, des larmes coulaient sur ses joues, touchait à peine au déjeuner, boulversée, monta comme elle pût dans la chambre, elle restait là, prostrée sur le lit défait, sans réaction jusqu'à midi, elle ne tiendrait jamais trois ans se disait elle. Cécile prit une résolution, il fallait résister, l'intention était là, la ténacité , la volonté qui lui faisaient tellement défaut. René entra, regarda Cécile, rougit comme à l'habitude, il tenait un plateau sur lequel étaient disposés, du potage, une salade de carottes, viande et légumes, un gâteau. Il la pria de manger un peu, Cécile avait comme un noeud dans l'estomac, elle ne pût avaler que le potage. Elle essaya de lui faire comprendre, vivre avec sa mère lui était impossible, Augustine la détestait, hélas, il répondit, "il faut la comprendre, elle n'est pas si terrible, peut-être un peu rude avec le temps vous la comprendrez, tout s'arrangera". Cécile comprit qu'elle ne pourrait compter sur son soutien, il la laissa seule jusqu'au soir. La nuit tombait, René monta lui demander si elle voulait dîner. Cécile décida d'affronter, elle se prépara et descendit dans la cuisine. Ils étaient tous les trois atablés, une place lui était réservée, René lui servit du potage, Cécile s'obligea à manger un peu de tout, il fallait tenir. Le repas se termina sans une parole, Cécile alla dans la chambre et René la rejoignit. René assis sur une chaise, Cécile sur le bord du lit , il baissa la tête et commença à parler, "vous savez il ne faut pas avoir peu de moi, je ne vous toucherai pas, je n'en éprouve même pas l'envie, je n'ai aucune attirance envers les femmes", il se tût. Les relations avec sa mère n'étaient certainement pas étrangères à son comportement, de ce côté là c'était une chance pour Cécile, il ne l'attirait vraiment pas sexuellement. Les mères de ces deux jeunes malheureux d'une certaine manière avaient tué leur avenir, gâché leur vie, qu'est-ce que l'existence pouvait leur apporter !!! René proposa vis à vis des autres de se tutoyer, Cécile l'accepta, peut-être pourrait elle en faire un complice, un ami, pourquoi pas. Ils s'allongèrent l'un à côté de l'autre chacun dans leurs pensées. Toujours ce mort qui pousuivait Cécile, cette Augustine qu'il fallair affronter le lendemain, les années qui passeraient trop lentement, enfin, le sommeil vint saisir Cécile, pas seul accompagné de ces cauchemars habituels. - suite au n° 5.
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