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Meurtres par nécessité. Suite n°2029/8/2007
Yasmina, Cécile révaient de leur sortie ensemble, main dans la main.... suite n° 20 Vingtième épisode
Un soir d'été l'air était irrespirable, elles étaient en petite culotte, Cécile d'une main douce caressait les seins de Yasina. Une horrible peur la saisit, sa main s'arrêta sur la base du sein gauche, elle ressentit une grosseur importante. Le coeur de Cécile un instant battit la chamade, elle serra fort Yasmina et se mit à sangloter. Yasmina la regarda effarée "qu'as-tu ma Cécile", lui dit-elle en l'entourant avec douceur de ses bras. Cécile lui fît part de son inquiétude sur cette grosseur. Yasmina toucha ses seins, devint blème, se laissa tomber sur la couchette. Leurs larmes se malangèrent une bonne partie de la nuit, il fallait prendre une décision rapide, ce n'était peut être qu'une tumeur bénigne. Le lendemain, Yasmina fût immédiatement hospitalisée en vu d'examens plus approfondis. C'était bien ce que Cécile craignait, une tumeur cancéreuse à enlever le plus rapidement possible. Les jours et nuits sans Yasmina furent pour Cécile une souffrance, dans ses rêves, le pire devait arriver. Elle se réveillait en sueur, un éteau lui enserrait la poitrine, non, elle ne voulait croire à une issue fatale. La mèdecine avait fait d'énormes progrés dans la lutte contre le cancer. Elle devait croire en la guérison, Yasmina était bien trop jeune, elle survivrait, Cécile l'aiderait à surmonter ce passage difficile. L"intervention eut lieu, ce fût une réussite d'après les médecins. Malheureusement Cécile ne pouvait lui rendre visite, cependant, elle obtint une audience auprès du Directeur de la prison, il lui promit de faire le maximum. Quelques jours après, Cécile était au chevet de Yasmina, ce fût une joie immense. On les laissa toutes les deux l'après midi entière. Yasmina avait du courage, il lui en fallait, son moral était de fer. Elles reprirent leurs projets là où elles les avaient interrompus. Elles se séparèrent l'âme en peine, le directeur de la prison leur avait fait un cadeau inoubliable, il ne pouvait imaginer la joie qu'il leur avait donnée. Yasmina resta à l'hôpital deux mois puis fût transférée à l'infirmerie de la prison, deux fois par semaine on l'amenait à l'hôpital pour ses chimiothérapies. L'espoir renaissait, tous les jours Cécile se rendait à l'infirmerie. Le personnel de la prison fit quelques entorses au règlement afin de rapprocher ces deux femmes.
Début 1994, Yasmina fût libérée suite à sa demande de liberté conditionnelle, son état de santé ne lui permettant pas de vivre indépendante, elle fût conduite dans une maison de repos. Cécile se retrouva à nouveau seule, la cellule lui parût si grande. Cécile était herueuse, Yasmina allait vers une guérison. Leur séparation n'était plus qu'une question de temps, Cécile attendait avec impatience les visites régulières de Yasmina. La demande de libération de Cécile fût refusée, elle s'y attendait, trente ans n'étaient pas purgés. La veille de noël 1994, Yasmina ne vint pas comme il était prévu au parloir. Cécile ressentit un étrange pressentiment, il était arrivé malheur à Yasmina. Le pressentiment se confirma, une surveillance lui fît savoir avec beaucoup de précautions, Yasmina avait été hospitalisée d'urgence. Cécile s'enfonça dans un abîme sans fond, ses larmes ne coulaient même plus, le malheur s'acharnait sur leurs vies. Elle resta prostrée plusieurs jours, se ressaisît, demanda à voir Yasmina, le Directeur une fois encore, prit sur lui la responsabilité d'autoriser son déplacement jusqu'à l'hôpital, une surveillante l'accompagna. Cécile fût horrifiée, Yasmina dans le coma, le teint cireux, les yeux clos ,allait mourir, Cécile se jeta sur elle, en criant, pleurant, ne cessait de répéter "non je ne veux pas, je ne veux pas, restes avec moi, tu ne peux me laisser seule" elle mourut dans ses bras sans avoir repris connaissance. Un médecin et une infirmière essayaient de la détacher de ce corps sans vie qu'elle avait tant aimé. Ils la conduisirent dans le couloir pliée en deux, noyée de chagrin, elle plongeait dans les ténèbres. La surveillante et le chauffeur la transportèrent à la prison, où, on l'installa à l'infirmerie. Sans projet, sans but, l'envie de vivre avait disparu, liberté, prison pour Cécile n'avaient aucun sens, sans Yasmina, l'existence lui était impossible. Elle restait allongée, refusant de se lever, de se nourrir, la mort ne saurait tarder, sa seule pensée quitter cette vie. Elle resta ainsi des jours et des jours. Enfin Cécile ouvrit les yeux dans un brouillard, elle distingua des personnages à son chevet, sa vue devint plus nette, elle reconnut sa tante Marie. Cécile essaya de sourire, voulut parler mais aucun son ne sortit. Petit à petit, elle réalisa sa présence à l'infirmerie, la mort de son amour, l'effondrement d'un horizon joyeux. Sa tante lui caressa le visage, elle était là, venue tout spécialement pour elle. Cécile ferma les yeux, les rouvrit, un léger sourire illumina son visage marqué par tant de souffrance. Il fallait se ressaisir, rien ne serait comme avant bien sûr, l'oublie n'était pas possible. Les six détenues présentes à l'infirmerie, la regardaient d'un air bizarre, elle en comprit vite la raison. Elle se leva, fît le tour du lit, s'arrêta devant la glace presque opaque du lavabo, elle fût glacée d'effroie, sa chevelure était devenue d'un blanc éclatant, son teint livide, les rides s 'étaient multipliées, ce n'était pas possible, ça ne pouvait être elle, elle avait vieilli de dix ans. Elle se laissa tomber sur la couchette, resta longtemps assise, le choc provoqué par la disparition de Yasmina avait laissé des traces indélébiles. Elle décida de garder ses cheveux blancs en mémoire de son seul véritable amour. Elle resta plusieurs mois à l'infirmerie, reprit peu à peu le goût à la vie, sa santé s'étant améliorée, elle fût transférée dans sa cellule, la vie reprenait son cours. suite n° 21 Catégorie : Non spécifié Commentaires |
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